Le Tibet est un pays dont l'histoire indépendante remonte à 127 avant J.C. Le pays vibrait autour d'une passion - le développement spirituel. Bien qu'en retard, en terme de progrès matériel, son peuple menait une vie convenable, heureuse et satisfaisante. Désapprouvant la surconsommation, l'influence du bouddhisme a oeuvré pour préserver les richesses de notre Terre afin d'assurer la subsistance des générations à venir.

En 1949, la Chine a envoyé au Tibet son Armée de Libération populaire et enclenché ansi un processus systématique d'assimilation communiste de cette ancienne civilisation. Depuis, l'histoire du Tibet s'écrit dans les larmes et de sang.

Le Génocide et le Transfert de population chinoise
Une enquête menée par le Gouvernement tibétain en exil a révélé que plus d'un million et demi de Tibétains a péri des suites de l'occupation du Tibet par la Chine, soit un sixième de la population. Ce sont autant les civils que les religieux, hommes et femmes confondus, qui sont victimes de mauvais traitements : emprisonnements arbitraires, enlèvements, viols, tortures, stérilisation des femmes... Bon nombre de ces Tibétains qui font l'objet de persécutions répondent du "délit politique", traqués pour leurs revendications indépendantistes qui affaiblissent "l'unité nationale".
Aujourd'hui, il n'est pas un seul Tibétain qui n'ait eu au moins un membre de sa famille tué ou emprisonné par les forces d'occupation chinoises.
À ce génocide s'ajoute une politique de transfert massif de colons chinois au Tibet. Aujourd'hui, il y a plus de 7,5 millions de Chinois au Tibet contre 6 millions de Tibétains. Cette "solution finale" à la chinoise constitue une menace directe pour la survie même de la nation tibétaine.

Un environnement dévastédes forêts très anciennes couvraient 221 000 km2. Du fait d'une politique de déboisement systématique, elles ne représentent qu'un peu plus de 100 000 km2 aujourd'hui. Avec ses 35 000 km2 de lacs, le Tibet est le principal réservoir d'eau de l'Asie et la source de ses plus grands fleuves. Par ailleurs, la Chine utilise le Tibet pour y fabriquer ses armes atomiques et y stocker des déchets nucléaires. Les autorités ont placé sur le plateau du Tibet un certain nombre d'ogives nucléaires.
Historiquement, le Tibet est constitué de trois provinces, l'U-Tsang, le Kham et lamdo, qui représentent une superficie totale de 2,5 millions de Km2. Mais aujourd'hui, le Tibet est réduit à seulement la moitié de sa superficie. La totalité de lamdo et une part importante du Kham sont intégrées dans les provinces chinoises voisines du Qinghai, du Gansu et du Yunnan. La partie restante du Tibet, composée de l'U-Tsang et d'une petite portion du Kham, a été dénommée par les autorités chinoises « Région Autonome du Tibet ".
Aujourd'hui, la Chine ne se réfère qu'à cette région lorsqu'elle parle du Tibet.

Emprisonnements politiques
Activité politique et défense des droits de l'homme, même pacifiques, sont considérées comme les crimes les plus graves, sanctionnés par des peines allant jusqu'à l'emprisonnement à vie, voire la mort. En 1997, on dénombrait 1216 prisonniers politiques au Tibet (dont 295 femmes), beaucoup ayant passé plusieurs années en prison. Leurs crimes : détenir une photo du Dalaï-Lama, agiter le drapeau national tibétain, crier « Tibet libre » lors de manifestations pacifiques, coller quelques affiches sur des murs ou simplement parler de la situation des droits de l'homme au Tibet à des touristes ou des journalistes étrangers.

Tortures et exécutions
La torture est courante dans les prisons du Tibet. Elle accompagne la plupart des interrogatoires. L'objectif est de briser le moral des prisonniers, de les déshumaniser, d'anéantir leur volonté de continuer toute activité politique.
Les méthodes de torture comprennent entre autres :

  • décharges de matraques électriques
  • application sur le corps de pelles brûlantes
  • chiens féroces lancés contre les prisonniers
  • exposition à des températures extrêmes
  • privation de sommeil, de nourriture et d'eau
  • violences sexuelles
  • menaces d'exécution, la liste n'est pas exhaustive ...


Destruction d'une culture
Avant l'invasion chinoise, le Tibet comptait 6 000 monastères et monuments historiques au Tibet. Vers 1979, à l'exception de 13 d'entre eux, tous étaient en ruine, les moines et les nonnes tués, emprisonnés, ou tout simplement défroqués de force.

Depuis 1979, les tibétains sont autorisés à reconstruire certains monastères et couvents. Cependant l'étude et la transmission du bouddhisme sont sévèrement controlées. De plus, le nombre de moines que chaque monastère peut accueillir est limité. Des équipes de travail chinoises campent en permanence dans l'enceinte des monastères ou les visitent de temps à autre afin de diriger des sessions de « rééducation politique ». Ces sessions cherchent à contraindre les moines et les nonnes à déclarer le Dalaï-Lama diabolique, à apprendre l'histoire tibétaine selon la version chinoise et à s'opposer à tout mouvement de libération au Tibet.

Discrimination à l'éducation et l'emploi
80 % des Tibétains vivant au Tibet sont totalement illettrés. Dans les zones rurales, les écoles n'existent pas ou n'existent que de nom. Dans les zones urbaines, la discrimination, la corruption et les pots-de-vin assurent l'accession des étudiants chinois résidant au Tibet à la plupart des places de l'enseignement supérieur. Il en est de même en ce qui concerne les offres d'emploi.

En outre, par le biais de diverses méthodes insidieuses, l'étude de la langue tibétaine n'est pas encouragée. Pour obtenir une admission à l'École Moyenne Supérieure et à l'Université, la seule langue requise est le chinois et non le tibétain. Il en est de même en ce qui concernent toutes les tâches administratives, exécutées uniquement en chinois.

En revanche, dans la communauté tibétaine en exil, plus de 92% des enfants sont scolarisés. Ils apprennent leur langue nationale, le tibétain.

Lutte pacifique
En exil à Dharamsala dans le nord de l'Inde, Sa Sainteté le Dalaï-Lama a reconstitué le gouvernement tibétain qui fonctionne selon les principes modernes de démocratie. Celui-ci prend soin des réfugiés tibétains et concentre ses efforts sur l'éducation des enfants. Il aide également le peuple tibétain dans sa lutte pacifique pour retrouver la liberté.
Le bien-fondé de la position de Sa Sainteté le Dalaï-Lama est reconnu par l'opinion internationale et lui a valu le Prix Nobel de la Paix en 1989.

Le gouvernement tibétain en exil cherche à résoudre la question tibétaine par des négociations directes avec Pékin. Sa Sainteté le Dalaï-Lama a proposé aux autorités chinoises un statut d'autonomie réelle pour le Tibet.

Malheureusement, le gouvernement chinois refuse toutes ces propositions et persiste dans son attitude de répression au Tibet.